mercredi 25 février 2015

La fête continue...

Après 12 nuits à Peniscola, on reprend la route.
pour aller 50 kms plus au Sud, à Bénicassim.
2 campings Acsi sur place, le Bonterra et l'Ahazar.
Bon j'ai fait mon radin et on a été au second, 13,70€ la nuit au lieu de 18€ pour le Bonterra.
mais ce dernier est une référence, avec piscine chauffée, salle de fitness, cours d'espagnol...

Benicassim est célèbre pour ses villas.
Fin 19eme, début 20eme,  les riches des villes proches y ont construit des villas d'été. Pendant les années folles, on y faisait la fête jusqu'au bout de la nuit.

On trouve le long du littoral à Bénicassim les inévitables immeubles de 10 à 20 étages, mais aussi beaucoup de très belles villas, toutes récentes, avec piscines, terrasses avec vue 4*.
On sait encore vivre à Bénicassim, du moins je le suppose, car en janvier, c'est plutôt calme à très calme. Toutes ces belles maisons sont fermées. (l'Europe est définitivement riche, non seulement à cause des villas XXXL, mais aussi au nombre de gens qui possèdent une résidence secondaire en Espagne)

On a bien aimé à Bénicassim la Via Verde.
C'est une ancienne voie de chemin de fer qui a été transformé en piste cyclable. Elle ne fait que 6 kms, mais pour faire ce trajet, ils se se sont donné du mal.
La via Verde longe le bord de mer dans un cadre magnifique, à par endroit, on n'a aucun immeuble qui dénature le paysage.

L'autre particularité de Bénicassim est d’être bordé par le désert de "Las Palmas".
Ce n'est pas un désert au sens Sahara, mais plutôt un espace vide d'habitation, mais avec une richesse de flore assez impressionnante. Il s'appelle Las Palmas à cause des petits palmiers qu'on trouve en masse.
l'endroit reculé a donc attirer de nombreux ermites et couvents.
De belles promenades sont possibles, et l'office du tourisme tient à disposition des cartes des itinéraires. Belles vue sur le littoral.








samedi 21 février 2015

Péniscola... le jour d'après

Pour notre première étape, au soleil, vers le soleil, nous nous sommes arrêté à Peniscola.
On a quitté la frontière vers 9h du matin et vers 16 h, on a cherché  notre lieu de chute dans notre guide Acsi (guide hollandais qui recense les campings et propose des tarifs attractifs hors saison).

Beau camping, pas cher (10 €), grand emplacements, mais en retrait du centre ville, de la plage, sur une colline.

Le lendemain, on descend donc vers la mer.
La plage est bordée par un alignement de grands bâtiments, jusqu'à 20 étages.
Les hôtels côtoient les apart'hotels, les résidences.

Mais tout, absolument tout est fermé.
Et comme on était de bonne heure, on était quasiment seul sur le front de mer.

une impression d'etre un survivant à une catastrophe nuclèaire.

Dans le "centre ville", on a trouvé quelques rares cafés, restaurants, commerces ouverts (sur les centaines présents).

Au retour, confirmation de la catastrophe : seul quelques vieux ont survécu.

Plus on explore, plus ce sentiment d'abandon est omniprésent.
Entre Péniscola et le village à coté, Bénicarlo, il y a environ 8 kms de plage, bordé par des immeubles de au moins une dizaine d'étages, tout le long.
Et TOUT, absolument tout est fermé, pas une présence de vie.
Des centaines, des milliers d'appartements vides.
Quand vont-ils revivre et pour combien de temps ??

Mais plus effarant encore, quelques jours plus tard, au sud de Peniscola, on a trouvé un terrain viabilisé, c'est-à-dire avec arrivée d'eau, évacuation, éclairage publique..., terrain prévu pour plusieurs centaines de maisons, complètement abandonné.
On trouve aussi de nombreux immeubles, sortis de terre, pas fini, abandonné.
La crise de 2008 a dû être particulièrement rude.
Mais les prix actuels de l'immobilier sont identiques au prix qu'on trouve en France dans les stations du Languedoc-Roussillon.


Soyons un peu positif, le peu d'autochtone present ont des coutumes parfois particulières.

Le retour de pêche



comme dans n'importe quel port de Bretagne.
Dans le Routard, il y aurait possibilité d'acheter du poisson frais au cul du bateau, mais je pense que c'est réservé aux espagnols. En effet quelques locaux glissaient un billet et repartaient avec un seau de poissons. mais de toute façon, qu'aurions nous fait avec un seau de poisson ?

La messe

on était donc mi janvier en catalogne et on y fête la St Antoine.
Comme tout le monde le sait, St Antoine est le patron des animaux.
Donc après la messe, bénédictions des animaux.
Tout un chacun a donc amené son médor, son chat, lapin, perroquet,.. pour être béni par Mr le Curé.
Bien sur les paysans du coin ne veulent pas être en reste, et c'est ça le plus important, les paysans en donc amené leurs chevaux, montés ou en attelages.
Le problème, l'église se trouve ne haut de la colline, accessible par de petites rues pavées.







allez en bonus quelques photos des environs qui sont pas vilain


dimanche 18 janvier 2015

Le peuple migrateur

Non, je ne vais vous parler du film de Jacques Perrin, ni d'oies sauvages.
Encore que mon sujet est proche.
Les oies fuient les froideurs de l'hiver boréal pour aller au soleil.

Je vais vous parler de l'héliotropisme des seniors, fuyant les froideurs du Nord vers des climats plus tempérés. Fuyant, non en avion sous les tropiques, mais avec leurs coquilles, leurs camping-cars.

La retraite vient à peine de sonner que nous décidons de faire comme beaucoup de "vieux" de partir au Soleil.
Notre camping-car, qui ne servait qu'en été, va devenir notre toit hivernal, pour une durée de quelques mois.

Le départ est fixé au 11 janvier 2015.
Pour un premier grand départ, l'angoisse est bien présente.
On a beau avoir fait une check-list, pour cerner tout ce qu'on peut avoir besoin pour une aussi longue absence, on a beau se dire qu'on ne part pas chez les sauvages, qu'on trouvera sur place ce qu'on aurait oublier : on est un peu inquiet.

Allez c'est parti.

Notre camping-car est plein comme un oeuf. Outre les vélos accrochés à l'arrière, un scooter (honda 125 SH) dans le garage, un ordinateur, tablette, smartphone, livres, guides, vêtements chauds pour temps froid, légers dans le cas contraire....

Notre "camion"  6,50 m de long, avec une capucine, file vers le soleil.
Sur la route déjà, en croisant  des c-car qui remontaient, j'étais surpris par la taille des engins.
Mais arrivé dans en Espagne, c'est sur, on est des petits joueurs.
La majorité des camping-cars font au moins 8 m et le plus souvent tractent, en plus, une remorque.

On se pose pour notre première étape au camping "Los Pinos" à Peniscola.
A coté de nous, un suédois avec un Concorde Charisma, puis un Hymer 594.
L'Hymer, un intégral de 7 m de long et 2,9 de haut, parait minuscule face au Concorde de 10 m et 3,5 de haut.
Pour combler, l'Hymer avait une remorque porte scooter.



Oui, car presque tous les transfuges ont au moins un scooter, voire une moto.
Bien sur, on rencontre aussi la remorque avec la smart ou la fiat 500.
Le plus extravagant était un allemand, avec un énorme camping-car américain, tractant sa Jaguar décapotable.

J'avais vu à la télé un reportage sur "7 à 8" de TF1, où on présentait les migrants vers le soleil du Maroc en camping-car comme des petites gens, avec de petites retraites. Lorsque je fais le tour du camping, j'estime le prix moyen de chaque engin (nu) entre 80 et 100 000 € (le Concorde doit valoir dans les 200 000 €)
Regarder le TV nuit gravement à la compréhension !!!

C'est pour ça qu'on n'a pas embarqué de TV... donc pas besoin non plus d'antenne satellite, ni de panneaux solaires pour recharger la batterie (car un équipement audio-visuel est gourmand en énergie).

Mais de voir cette débauche de moyens, je me pose quand même des questions.
3 mois, voire plus demandent de l'espace de rangement, du volume mais aussi du poids, d'où beaucoup de camping-car en version poids lourd (chose qu'on rencontre rarement en été).
Il faut aussi adapter la monture à l'âge. A 50 ans, acheter un c-c avec un garage pour un scooter était un choix judicieux. Qu'en sera-t-il lorsqu'on aura 65 ans ? ou plutôt j'ai de la compréhension pour les 70 ans et plus de tracter une voiture.
Avant d'acheter mon prochain véhicule de loisir, faudra que je me pose pleins de questions, disons d'autres questions.